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Nos nouveaux billets : n°10 (Accueil), 11, 12 et 13

Billet N°10, Accueil, juillet 2017

Dans cette livraison de juillet 2017, nous présentons la traduction française d’un document exceptionnel concernant le chant d’Eglise de la tradition russe aujourd’hui. Sa première publication a dû attendre l’effondrement du régime bolchévique en Russie, où l’Eglise fut persécutée durant trois quarts du 20e siècle. Cette publication date de 2002. Son titre est: «Projet de résolutions du Concile local de l’Eglise russe 1917, concernant la Remise en ordre du chant d’Eglise». En fait, nous commémorons son centenaire: Billet No 11, Projet (partiellement) commenté.

Tout d’abord, ce document nous renseigne sur l’état de la musique d’Eglise en Russie à la veille du moment crucial où l’Orthodoxie allait commencer à s’implanter en Occident, et telle que nous la connaissons aujourd’hui. Nous en sommes les héritiers. Secondement, les Pères du Concile et ceux en particulier qui formèrent la Commission compétente, expliquent sans ambages l’état imparfait des pratiques du chant en leur temps, et en donnent les remèdes. Ils nous incitent à nous pencher nous-mêmes sur notre pratique, et en tirer les conclusions. Dans ce Site, nous toucherons à certains aspects des problèmes posés, et tâcherons de relever les côtés positifs de notre pratique actuelle. Dans la livraison présente, nous proposons un commentaire sur le premier des trois volets du Document, concernant le Chant à l’unisson. Dans trois mois, nous reprendrons notre commentaire portant cette fois-ci sur les arrangements harmonisés à plusieurs voix. Nous attendons amicalement les avis de nos lecteurs, leurs répliques, leurs réactions, à l’adresse mail indiquée dans le site (voir la page Contact).

L’usage liturgique du français, dans l’institution-pivot qu’est notre Exarchat de Tradition russe, est l’une des réponses que l’Eglise Orthodoxe apporte aux questionnements évoqués au Concile Local de 1917. La Tradition franchit une frontière, tant dans le temps que dans la géographie. Le chant traditionnel russe est aujourd’hui en cours de s’implanter dans les langues Occidentales dans une symbiose d’hospitalité réciproque et inédite, dans laquelle les deux parties se cherchent l’une l’autre. Le caractère liturgique d’une langue repose tout d’abord sur une profonde expérience de lecture de l’Ecriture Sainte et de prière dans cette langue, ce qui est devenue possible en France depuis que la Bible a commencé d’y être publiée dans la langue du pays. Le Chant, quant à lui, fort de sa tradition séculière, et porté dans un échange culturel lucide, vient se plier - sans se rompre (pour emprunter une image de Lafontaine) - et se dissoudre dans le verbe français de la prière et de l’Office divin.

Le caractère « mélismatique » (neumatique ou formulaire) du chant d’Eglise est l’un des sujets que nous proposons dans ce Site. Après un exposé (billet No 4 «Chant de parole») du prokeimène du samedi soir «le Seigneur est entré dans son Règne» traité précédemment, nous offrons ici - billet No 12, «mélismes dans le ton 3» - un commentaire illustré du prokeimène ton 3 avec ses deux mélismes constitutifs et sa gamme fortement teintée par l’intervalle du demi-ton. Nous y apportons aussi un commentaire théologique dans Billet No 13.

 

D’ici à octobre - écrivez nous !

[Nous gardons en ‘Archive’ les Billets publiés précédemment.]

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