Liminaire -

Nos nouveaux billets, avril 2018 : n°23 (Accueil), 24, 25, 26, 27, 28, 29

Billet N°23, Accueil

Dans ce Liminaire d’avril 2018, nous voulons d’abord commémorer les dix ans depuis le Congrès de chant liturgique francophone de tradition russe tenu à l’Institut Saint Serge à Paris en mars 2008 (Billet N° 24), et par ailleurs deux hommes d’Eglise d’envergure, contemporains l’un de l’autre, qui ont marqué la face de l’Orthodoxie la majeure partie du 20ème siècle chacun dans son domaine. Maxime Kovalevsky (1903-1988), né en Russie, se distingua en France comme musicologue, compositeur et liturgiste. Son disciple, le compositeur Philippe Leroux a présenté au Congrès une somme de l’enseignement du maître (Billet N° 25). Nous publions aussi, en première, son ‘Offrande de paix’ en français1, adaptée de l’original russe datant des années 1950. Cette courte composition mérite d’être considérée, peut-être aussi pour le chant de l’assemblée, à l’unisson.2

Le second personnage présenté dans cette livraison est le prêtre et théologien roumain, le père Dimitru Staniloae (1903-1993), traducteur en roumain de l’entière Philocalia grecque, auteur d’une œuvre majeure - la ‘Théologie Orthodoxe Dogmatique’, et commentateur de nombreux Pères de l’Eglise. Nous présentons ici une relecture abrégée d’un de ses essais (Billet N° 28) sur la spiritualité Orthodoxe, qui nous semble avoir un rapport direct avec le thème de la présente livraison: ‘le Chant de l’assemblée’ (Billet N° 26). Ce rapport est la sainteté de Dieu, et celle - acquise - de l’homme. Celui-ci, dans son ascension vers le Créateur depuis la misère de la chute et du péché, ressent la sainteté de Dieu dans l’aspect de ‘grande miséricorde’. La miséricorde est un trait fréquent des hymnes liturgiques :

«Aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta grande miséricorde, et dans la richesse de ta compassion, efface mon iniquité».

En particulier, nous notons la filiation d’idées qui relient la miséricorde divine à la vision de la Transfiguration du Seigneur, du lien de celle-ci avec la Passion du Seigneur, et encore l’appel du Père céleste d’écouter le Fils :

Rends-nous dignes de vénérer ta Passion dans la paix, par ta grande miséricorde !

Celui-ci est mon Fils bien-aimé, sur lequel repose ma bienveillance,
écoutez-Le,
car c’est Lui qui accorde au monde la grande miséricorde.

L’être humain qui prie intensément, qui pour ainsi dire - baigne dans la prière, cet homme accède à la miséricorde. Et la miséricorde est littéralement la ‘pitié’ de Dieu (Billet N° 27), dans «Seigneur aie pitié», que nous ne nous lassons pas d’invoquer dans nos offices. Les exemples musicaux (Billet N° 29) révèlent l’amplitude traditionnelle, cadencée et majestueuse, dont se revêtit la mélodie Slavone dans cette courte prière.

Nous nous excusons auprès des lecteurs pour le retard qu’a pris la publication de la présente livraison, dû à des difficultés techniques.

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1 On la trouvera dans la section : Partitions / Divine Liturgie/ Anaphore, du site.

2 Dans une forme simplifiée, cette pièce fut publiée dans le slavon original dans l’Anthologie de musique d’Eglise, dite ‘de Londres’, en 1967. Nous possédons une copie de l’original, et nous l’avons chantée à la cathédrale de Londres, et enregistrée sur disque dans une version anglaise en 1984. La version originale slavone n’a jamais encore été enregistrée, ni publiée. Pour l’intérêt que cette partition représente, nous donnons le lien pour sa version en anglais.

 

[Nous gardons en ‘Archive’ les Billets publiés précédemment.]

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